Chroniques littéraires

Histoire d’un casse-noisette (A. Dumas)

Il y avait une fois, dans la ville de Nuremberg, un président fort considéré qu’on appelait M. le président Silberhaus, ce qui veut dire « maison d’argent ». 

Nous en sommes en décembre ! C’est bientôt la fin de l’année et j’ai décidé, pour l’occasion, de vous parler de ce délicieux conte de Noël qu’est l’Histoire d’un Casse-Noisette, d’Alexandre Dumas. Cette version inspirée du conte d’Ernst Theodore Amadeus Hoffmann, Casse-Noisette et le Roi des Souris, fut publiée en 1844 (la version d’Hoffmann datant de 1816).

Ce conte de Noël, d’à peine une nonantaine de pages, est bien sûr très connu, notamment pour avoir été réinterprété en ballet par Tchaïkovski mais aussi en de nombreuses adaptations cinématographiques, la dernière en date étant Casse-Noisette et les Quatre Royaumes, de Lasse Hallström, sorti en 2018.

Résumé : 

Le soir de Noël, Marie trouve parmi les jouets un casse-noisette en forme de bonhomme. Jaloux, son frère Fritz brise les dents du jouet. La nuit venue, la fillette refuse de se coucher sans avoir installé au mieux son casse-noisette dans l’armoire quand, à minuit, des bruits se font entendre. Marie découvre avec terreur son parrain Drosselmayer assis sur l’horloge et voit des milliers de souris commandées par un roi à sept têtes. Tandis que les rongeurs se rangent en ordre de bataille, les jouets descendent de l’armoire et choisissent Casse-noisette pour général…

Mon avis : 

L’histoire commence par une préface où il est expliqué comment l’auteur fut contraint de raconter l’histoire du Casse-Noisette de Nuremberg : 

Au cours d’une grande soirée d’enfant organisée par un ami, l’auteur, qui y avait accompagné sa fille, eut le malheur de s’assoupir. Réveillé par des éclats de rire d’enfants, il se rendit compte qu’il était attaché à son fauteuil. Après de rudes négociations avec les enfants, il finit par accepter de leur conter une histoire pour pouvoir être libéré.  

J’aime beaucoup cette mise en contexte car l’histoire que l’auteur nous conte est en réalité la version d’Hoffmann et ce, sans se l’approprier. J’avais l’impression d’être avec ces enfants, me faisant narrer un conte de Noël. 

Bien qu’il y ait eu plusieurs adaptations, j’ai toutefois une préférence pour cette version littéraire (j’avoue ne pas avoir encore lu la version originale d’Hoffmann) nous faisant vivre les aventures de la petite Marie qui découvre un monde où les jouets prennent vie à la nuit tombée. 

Le texte est écrit dans un français du 19e siècle, avec de nombreux passages descriptifs, mais cela ne m’a pas gênée. Au contraire, l’histoire reste facile à suivre et les descriptions ne sont pas dérangeantes. Enfin, c’est peut-être dû au fait que j’adore les passages descriptifs en général ! 

Dans ce récit, on découvre plusieurs histoires emboîtées les unes dans les autres.
Je m’explique : nous avons l’auteur qui nous conte l’histoire de Marie; nous avons Marie qui vit sa propre aventure avec le casse-noisette; et puis, nous avons le casse-noisette qui raconte son histoire – comment est-il devenu un casse-noisette – ainsi que l’histoire de la noisette Krakatuk et de la princesse Pirlipate. 

Cependant, ces histoires se tiennent et donnent un sens au récit. On ne s’y perd pas et on est pas bombardé de détails et d’éléments qui pourraient nous lasser. 

De plus, la version de Dumas, ainsi que celle d’Hoffmann sont disponibles sur Wikisource. Vous pouvez donc les lire facilement !

Pour conclure : 

Il existe de nombreux contes de Noël célèbres parmi lesquels Un chant de Noël de Charles Dickens ou encore Le grincheux qui voulait gâcher Noël (Le Grinch) de Theodor Seuss Geisel. Mais le conte du Casse-Noisette reste, à mes yeux, une très belle histoire qui n’est pas destinée qu’aux enfants.
Au contraire, je pense que ce classique convient également aux adultes qui souhaitent retrouver, le temps d’un roman, leur âme d’enfant. 

Bien sûr, le vocabulaire, comme je l’ai dit précédemment, est adapté à l’époque à laquelle l’ouvrage a été écrit. Mais en aucun cas, cela ne rend le récit difficile à lire. 

Enfin, c’est un conte de Noël qui a été adapté sous de nombreux formats (ballet, film, série, etc). Alors, si l’histoire de Marie et du casse-noisette vous a plu, n’hésitez pas à vous tourner vers le cinéma ou la danse classique ! 

Je mets : 

****

A bientôt !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s