Chroniques littéraires

Le Tatoueur d’Auschwitz (H. Morris)

« Celui qui sauve une vie, sauve l’humanité entière »

On quitte aujourd’hui les genres de l’Imaginaire le temps de vous livrer mon avis sur le roman d’Heather Morris, Le Tatoueur d’Auschwitz

Paru en 2018, ce roman relate l’histoire vraie de Lale Sokolov, Juif déporté à Auschwitz-Birkenau en 1942, où il aura la lourde responsabilité de tatouer un numéro sur les prisonniers des deux camps d’extermination : Auschwitz et Birkenau. C’est dans ce camp qu’il rencontrera Gita, elle aussi prisonnière, qu’il finira par épouser en 1945. 

Cette histoire, Lale ne la racontera qu’en 2003, après la mort de son épouse et c’est Heather Morris qu’il choisira pour la raconter. 

Résumé : 

Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l’entrée du camp d’Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C’est Lale, un déporté, qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu’il marque à jamais.

Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d’une noirceur infinie. Ils savent d’emblée qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Mais dans cette prison où l’on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n’y a pas de place pour l’amour.

Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien. Mais Lale a fait une promesse : un jour, ils seront libres, deux jeunes gens heureux de vivre ensemble. Deux personnes plus fortes que l’horreur du monde.

L’histoire vraie d’un homme et d’une femme qui ont trouvé l’amour au cœur de l’enfer.

Mon avis : 

Lorsqu’on m’a conseillé ce roman, on me l’a vendu comme une histoire d’amour entre deux prisonniers. C’est le cas. C’est l’histoire entre un homme, Lale, et une femme, Gita, qui tombent amoureux dans le camp de la mort et qui vont tout faire pour préserver cet amour. C’est cet amour qui leur donnera la force de survivre jusqu’à leur libération. 

Mais Le Tatoueur d’Auschwitz est un récit qui va bien au-delà d’un simple histoire d’amour…

On rencontre d’abord Lale qui nous raconte sa vie dans le camp, les prisonniers qu’il a côtoyés à Auschwitz et le semblant de vie qu’ils s’y sont créé. Lale devient le Tätowierer, le Tatoueur. C’est lui qui aura la lourde tâche de tatouer les nouveaux arrivants. Une tâche difficile pour lui car il ne tatoue pas que les hommes. Il tatoue également les femmes, les enfants, les personnes âgées. Et pourtant, Lale fera en sorte de ne jamais les considérer comme des numéros. A ses yeux, ils sont humains, avant tout. 

Malgré l’enfer dans lequel les prisonniers vivent, ils discutent entre eux, sourient, s’amusent parfois pendant leur jour de repos. Quant aux enfants, ils jouent, insouciants, au milieu des armes, de la maladie et de la mort. Et puis, tout à coup, le récit est interrompu par l’horreur qui nous frappe de plein fouet. Car oui, nous avons tous lu des récits et des témoignages de prisonniers, mais dans Le Tatoueur d’Auschwitz, on voit l’horreur à travers les yeux de Lale. 

De par sa position, Lale bénéficie d’un confort supérieur à celui des autres prisonniers. Il a notamment plus de nourriture, qu’il cache dans sa tenue afin de la partager avec les résidents de son ancien bloc. 

Lale entame également un commerce illégal avec des prisonniers polonais, échangeant des bijoux de prisonniers contre de la nourriture, des médicaments, du chocolat. Il connaît les risques mais est prêt à tout pour venir en aide à un maximum d’hommes et de femmes. 

Lale prend aussi beaucoup de risques pour passer du temps avec Gita, soudoyant notamment sa Kapo et le soldat qui devait l’accompagner partout. Il use également de sa position de tatoueur pour faire transférer Gita vers un poste sécurisé et plus confortable. Les prisonniers prennent, eux aussi, beaucoup de risques pour leur permettre de vivre leur histoire d’amour en secret, ou presque.

Alors se pose la question : est-ce égoïste de la part de Lale d’avoir utilisé ses privilèges et fait mettre en danger ses camarades pour voler quelques instants, quelques minutes, avec celle qu’il aime, alors que d’autres n’ont pas cette chance ? 

Conclusion : 

Ce livre est une véritable leçon de vie, montrant l’humanité et la solidarité qui animent ces survivants, d’origines et de confessions religieuses différentes mais qui finissent par vivre ensemble et s’unir pour rester en vie. 

Dans cet enfer, où la mort peut survenir à tout moment, où on ne sait pas de quoi demain sera fait, chaque minute passée avec une personne qu’on aime est importante.

J’avoue que plusieurs fois, j’ai voulu arrêter la lecture mais je me suis accrochée car je voulais connaître la fin du récit de Lale. Je n’ai pas été déçue. Je suis passée par de nombreuses émotions. J’ai eu envie de pleurer, vomir, m’insurger, hurler. Je pense même avoir lu ce livre rapidement pour l’achever au plus vite. 

Mais ma conclusion est que c’est une histoire vraie. Qui doit être lue. Car ce qui s’est passé à l’époque doit être raconté, encore et encore. Pour ne jamais oublier et peut-être, un jour, apprendre pour ne jamais recommencer. 

Si vous voulez en savoir plus sur l’histoire de Lale Sokolov, vous pouvez visiter la page de Wikipédia.

Je mets :

Je ne noterai pas ce roman. En effet, j’estime qu’une note serait inappropriée pour une telle histoire. Ce que je peux faire, néanmoins, c’est vous conseiller de découvrir cette histoire indéfinissable !

A bientôt !

1 réflexion au sujet de “Le Tatoueur d’Auschwitz (H. Morris)”

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