Chroniques littéraires

Le livre du voyage (B. Werber)

« Je suis un livre et je suis vivant.
Je m’appelle « Le livre du Voyage ».
Je peux, si vous le souhaitez, vous guider pour le plus léger, le plus intime, le plus simple des voyages.
Hum…
Puisque nous allons vivre quelque chose de fort ensemble,
Permets-moi d’abord de te tutoyer. »

Aujourd’hui, j’ai eu très envie de vous parler du Livre du voyage de Bernard Werber, que j’ai dévoré en un peu moins de deux heures (bon, un peu plus, mais c’est parce que j’ai pris des notes). 

Ce petit livre de moins de 100 pages est un essai publié en 1997 et dont le principe est simple : le lecteur est le héros.

Résumé : 

Ah, enfin, tu me prends dans tes mains !
Ah, enfin, tu lis ma quatrième de couverture !
Tu ne peux pas savoir comme j’attendais cet instant.

J’avais si peur que tu passes sans me voir.
J’avais si peur que tu rates cette expérience que nous ne pouvons vivre qu’ensemble.
Toi, lecteur, humain, vivant.
Et mois, le livre, objet, inerte, mais qui peux te faire décoller pour le grand, le plus simple, le plus extraordinaire des voyages.

Mon avis :

Le livre du voyage s’adresse directement au lecteur en le tutoyant et en lui proposant de l’accompagner pour un voyage. Car oui, ici, c’est le livre qui parle et le lecteur qui écoute. 

Dès les premières pages, le lecteur est averti : ce ne sera pas une épopée où le héros devra sauver la princesse. Ce ne sera pas non plus une histoire de vengeance, ni une rencontre avec des méchants. 

De même, les phrases ne seront pas non plus longues.

Au travers de phrases courtes, le livre va à l’essentiel pour que le message soit clair et l’expérience efficace.

Imaginez une séance de méditation. Mais au lieu que vous écoutiez, vous lisez.

Mais avant de commencer, le livre invite le lecteur à passer un contrat avec lui dont la signature consiste simplement à tourner la page. Le lecteur embarque ensuite pour un voyage incroyable, un voyage d’introspection et de découvertes parmi les 4 éléments :

  • Le monde de l’air : le moment de prendre son envol et quitter son corps le temps du voyage
  • Le monde de la terre : un voyage au cœur de son esprit pour y créer son propre refuge
  • Le monde du feu : l’affrontement de ses peurs mais aussi des obstacles de la vie
  • Le monde de l’eau : le passé

Au-delà de l’expérience en elle-même, il s’agit aussi d’un texte philosophique, mêlant symbolique et métempsycose (c’est-à-dire le transvasement d’une âme dans un autre corps, qu’elle va animer). 

Le livre fait référence à différentes cultures (les moines tibétains, les chamans navajos) ainsi que différentes techniques de méditations.

Un regret : les nombreux passages « spirituels » qui pourraient amener le lecteur à décrocher car même si le livre est petit et se lit vite, il pourrait décrocher face à des passages peut-être trop longs. 

Conclusion :

Le livre du voyage, c’est un livre qu’il faut lire en une fois, sans pause, confortablement installé dans son fauteuil ou son lit, isolé et seul le temps de la lecture. 

Mais il est évident que ce genre de livre ne plaît pas à tout le monde.
Il faut s’accrocher et si vous n’êtes pas réceptif dès le début, la lecture risque d’être longue et fastidieuse. 

Un conseil : ne vous forcez pas.

Je mets : 

****

1 réflexion au sujet de “Le livre du voyage (B. Werber)”

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