Chroniques littéraires

Borderline – niveau -1 : Le labyrinthe (Z. Hababou)

« C’est étrange. La façon dont les événements continuent à vivre en toi, des années après leur extinction. »

Ok. Vous vous souvenez de ma chronique du premier tome de la saga Borderline, de Zoë Hababou ? Je vous disais que ce roman, c’était une grosse claque qui vous retournera le cerveau et vous en mettra plein la tête. Vous vous rappelez, maintenant ?

Et bien, j’ai lu le tome 2 : Le labyrinthe et celui-ci, il décoiffe encore plus que le premier volet ! Alors, accrochez-vous, vous êtes pas prêts.

Résumé

Ce deuxième volet de la saga Borderline nous révèle quatre périodes clé de la vie fracassée de Travis : les épreuves que lui et sa sœur jumelle Tyler endurent au centre de redressement pour mineurs, leur virée dans l’ouest américain, la chute dans l’abîme de la toxicomanie, ainsi que ses premiers pas dans le monde de l’ayahuasca, guidé par Wish, le chaman, qui va le contraindre à se confronter au traumatisme qu’il porte en lui. Le puzzle continue à s’assembler, les éléments à se rejoindre. La route est longue jusqu’en enfer, mais Travis ne lâche pas le morceau, et entraîne le lecteur à sa suite dans son errance philosophique teintée de mysticisme, afin de nettoyer ces fameuses portes de la perception au-delà desquelles pourrait bien prendre forme la voie vers une timide renaissance…

Mon avis

On est reparti avec ce tome 2 pour un grand huit dans la tête de Travis qui vous secouera dans tous les sens. En avant, en arrière, tête en bas. L’histoire reprend là où on s’est arrêté précédemment et c’est comme s’il s’agissait d’un seul et même tome mais que l’autrice aurait coupé en plusieurs volets.

La structure est la même que le tome 1. On suit Travis dans le présent et dans ses souvenirs. Au début, ça peut faire peur. Les souvenirs dans la tête de Travis semblent mélangés et on peut se sentir un peu perdu mais très vite, la trame se redessine et on retrouve rapidement le rythme du tome 1.

Autant où ce dernier mélangeait les souvenirs de Travis, autant où cette fois, les puzzles se mettent facilement en place. Ainsi, on en apprend plus sur le séjour de Travis et Tyler au centre de redressement. Inutile de vous dire combien j’avais envie de rentrer dans le livre et d’aller fracasser ce Fletcher.

On découvre les expériences de Travis et sa sœur avec la drogue. Leur vie telle qu’elle était avant qu’ils ne soient séparés à tout jamais. Mais surtout, on comprend à quel point leur relation était forte (j’y reviens plus loin).

Ce second tome est beaucoup plus puissant que le tome 1. Les émotions de Travis sont plus fortes, plus intenses. Lors des cérémonies et ses expériences avec l’ayahuasca, on voit ce qu’il voit, on entend ce qu’il entend, on ressent ce qu’il ressent à tel point que j’avais l’impression de moi-même vivre les cérémonies. Les images s’enchaînent à la vitesse d’une montagne russe, pour ne s’arrêter que lorsque l’effet de la plante diminue.

Mais surtout, on voit le chemin que Travis parcourt avec l’abuelita et ce que la plante lui montre, les questions qu’il se pose. D’ailleurs, si vous pouviez prendre l’ayahuasca, ne fut-ce qu’une seule fois, quelle question lui poseriez-vous ?

La plume de l’autrice est fine et directe. On passe de la violence à la douceur avec des passages durs et d’autres touchants. On s’attache encore plus à Travis avec ce tome 2. A Travis mais aussi à Wish.

Je vous avais expliqué, dans la chronique du tome 1, qu’il s’agissait du curandero qui avait initié l’autrice à l’ayahuasca. On en apprend plus sur lui à travers ce tome. On découvre comment il est devenu chaman et son histoire est touchante. Si touchante que j’ai bien sûr demandé à Zoë Hababou si ces passages étaient inspirés de la vraie histoire de Wish.

Et effectivement, une partie en est inspirée, principalement l’apprentissage pour devenir chaman, les icaros, les diètes et surtout le Chullachaki. En tout cas, les passages sur Wish me donnent l’impression qu’il s’agit d’un hommage de l’autrice à son chaman.

Je reviens maintenant à la relation entre Travis et sa sœur, Tyler. Leur histoire est douloureuse, triste et pourtant, il y a quelque chose de magnifique entre eux. Le ton change lorsque Travis parle de sa sœur, la décrit telle qu’il la voyait. Une fois encore, les mots sont puissants. Presque poétiques. On sent tout l’amour qu’il éprouvait envers elle et toute la douleur qu’il ressent, maintenant qu’elle n’est plus là.

Conclusion

Borderline, et ce tome-ci en particulier, c’est une p**** de thérapie (désolée, fallait que je le dise). Pas besoin de payer un psy. Zoë Hababou fait un très bon boulot.

Bref, ce tome 2 est une nouvelle claque. D’ailleurs, je fais un léger break et puis, j’attaque le tome 3 qui vient de sortir.

Pour l’acheter

Borderline, niveau -1 : les souterrains est disponible sur Amazon en version Broché et Kindle.

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