Chroniques littéraires

Les mille oiseaux d’Hiroshima – E. Coerr

« Tu ne te souviens pas de la légende des grues ? Elles sont supposées vivre mille ans. Si une personne malade en plie mille, les dieux exauceront ses vœux et lui rendront la santé. »

Bon, normalement, l’article devait sortir la semaine prochaine, mais je pouvais pas attendre avant de vous parler de ce premier coup de cœur de l’année 2021.

Sadako and the thousand paper cranes, c’est le titre original de ce magnifique et pourtant terriblement triste roman, tiré d’une histoire vraie, signé Eleanor Coerr.


Alors sortez les mouchoirs, les larmes vont couler à flot !

Résumé

Sadako aime les feux d’artifice, le goût de la barbe à papa, courir aussi vite que le vent. Mais Sadako est née à Hiroshima.

Une ville ravagée par la guerre. Une ville ravagée par la bombe. Et Sadako a la  » maladie de la bombe « .

Alors, tous les jours, elle plie des oiseaux en papier. Car selon une vieille légende, elle sera guérie par les dieux si elle en fabrique mille.


Sadako Sasaki

Sadako Sasaki était une petite fille japonaise née en 1943 à Hiroshima. Elle décède en 1955, à l’âge de 12 ans, des suite de la « maladie de la bombe » : la leucémie.

Jusqu’en 1954, c’était une petite fille normale et joyeuse, passionnée par la course.

Mais, après un relais pour l’école, elle commence à se sentir faible. Elle va, cependant, ignorer les vertiges jusqu’à ce que ceux-ci deviennent plus importants et que son père l’emmène à l’hôpital de la Croix Rouge. Les médecins lui diagnostiqueront une leucémie.

Au cours de son séjour à l’hôpital, sa meilleure amie, Chizuko, va lui raconter la légende des mille grues selon laquelle, lorsqu’une personne malade parvient à plier mille grues en papier, les dieux exauceront ses vœux et lui rendront la santé.

Sadako parviendra à plier 644 grues en papier avant de mourir, le 25 octobre 1955. Les élèves de sa classe ont alors plié les 356 grues restantes afin que les mille soient enterrées avec Sadako.

Par la suite, les élèves de sa classe on rassemblé les lettres de Sadako ainsi que son journal qu’ils ont publiés dans un livre, Kokeshi, comme la poupée qu’ils lui avaient donnée lorsqu’elle était hospitalisée.

En 1958, une statue représentant Sadako, se tenant au-dessus d’une montagne céleste en granite et tenant une grue en or dans ses mains tendues, est érigée. Cette statue fut appelée Le monument de la paix des enfants et se trouve au sein du Parc du mémorial de la Paix à Hiroshima.

« Ceci est notre cri,
Ceci est notre prière,
Pour bâtir un monde de paix. »


Mon avis

J’ai découvert ce roman en regardant un vidéo sur le Bullet Journaling, le thème du mois choisi étant des grues en origami, tiré de l’un des romans préférés de l’autrice de la vidéo : Sadako and the thousand paper planes.

Evidemment, fallait que je sache de quoi ça parlait !

Les mille oiseaux d’Hiroshima, c’est une histoire vraie. L’histoire d’une petite fille devenue symbole de paix au Japon. Une petite fille qui a grandi dans une ville ravagée par la bombe atomique alors qu’elle n’avait que 2 ans.

J’ai choisi de lire le roman en anglais. C’est un roman court et tout à fait accessible à une personne qui n’est pas parfaite bilingue.

D’emblée, je me suis attachée à Sadako, cette petite fille joyeuse et qui aime courir. Sa mère dira même d’elle qu’elle avait probablement commencé à courir avant de savoir marcher.

Sadako est une petite fille insouciante.

Pour elle, la Fête de la Paix, célébrée le 6 août (jour anniversaire du bombardement atomique dont la ville a été l’une des deux cibles), est un festival où elle peut manger de la barbe à papa et admirer le feu d’artifice. Mais la Fête de la Paix, c’est, avant tout, une journée pour se souvenir de ceux qui sont morts lors de l’attaque d’Hiroshima.

« Sadako pensait que les colombes ressemblaient aux esprits des morts s’envolant vers la liberté du ciel »

Tout s’écroule lorsque Sadako tombe malade. Malgré tout, la petite fille ne montre aucun signe de faiblesse. Elle continue de courir, de profiter de la vie et surtout de s’entraîner pour le relais de sa classe.

Pour ne pas perdre espoir, sa meilleure amie, Chizuko, lui raconte la légende des mille grues et lui apprend à plier des grues en papier. Sadako se lance alors dans le pliage de grues en origami.

Tout le monde y met du sien, en lui apportant du papier, tandis que son frère les accroche au plafond de sa chambre.

Les mille oiseaux d’Hiroshima, c’est un récit triste et poignant qui nous raconte l’évolution de la maladie et la force dont une enfant qui souffre fera preuve pour lutter jusqu’au bout. C’est une histoire qui parle de la mort d’une petite fille innocente à travers ses yeux et ses pensées.

C’est un récit qui nous montre la violence des retombées du bombardement qui a eu lieu en 1945, détruisant deux villes, deux populations et les conséquences qui en découlent, bien des années plus tard. Mais Les mille oiseaux d’Hiroshima, c’est aussi un roman d’espoir, illustré par la légende des mille grues.


Pour le fun

Les dernières pages du roman nous proposent un tutoriel pour plier soi-même une grue en papier. Mais de mon côté, je me suis prêté à l’exercice de pliage d’une grue en origami, via un tuto trouvé sur YouTube.

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