Ma vie d'autrice-blogueuse, Textes

Un second souffle – partie II

[TW : grossesse, vomissements, nausées, césarienne]

La grossesse, j’ai détesté ça. Je n’avais qu’une seule hâte : que mon bébé naisse enfin.

Rien à voir avec les changements du corps, loin de là. Mais vivre neuf mois avec le stress et la peur que ça recommence comme il y a deux ans, non merci.

La peur est quelque chose de très fort et dans mon cas, elle va m’accompagner jusqu’au moment où j’ai serré mon petit gars dans mes bras (non, en vrai, elle est toujours là).

Quand j’ai découvert que j’étais enceinte (avec le test de grossesse classique pour commencer), j’ai même pas réfléchis à comment annoncer la nouvelle à mon mari. J’ai fait super original : il était 7h du matin, j’allais commencer à bosser (de la maison, on est en pleine pandémie du Covid-19). Lui dormait encore. Je suis tellement sous le choc que je sors en trombe de la toilette et fonce lui coller le test positif sous le nez.

Coucou, les urgences !

Sauf que ! Cette grossesse, elle va démarrer sur les chapeaux de roue. A peine la prise de sang pour confirmer la grossesse faite que je me retrouve déjà aux urgences. J’irai deux fois. A trois semaines d’intervalle. J’ai la chance, cependant, d’être prise en charge directement par le médecin ET par la gynéco de garde. Celle-ci m’annonce, la première fois, que c’est intra-utérin, qu’il y a une poche et la deuxième fois, que tout se passe bien.

Inutile de dire combien on a stressé ces deux fois-là mais j’ai été bien entourée dans cet autre hôpital.

Aux urgences, j’étais seule. La première fois, mon mari m’attend dehors. Il reste dans sa voiture. Heureusement, il n’est pas tout seul. Il peut compter sur un ami qui reste en ligne avec lui jusqu’à ce qu’on revienne à la maison. De mon côté, je suis seule, angoissée, j’ai pas de réseau et mon téléphone a presque plus de batterie. Conclusion : je suis seule avec ma douleur et mes pensées. De plus, je vois la gynéco de garde seule. Je stresse total à l’idée de devoir encore une fois annoncer une mauvaise nouvelle à mon mari. C’était pas le cas, tant mieux.

La seconde fois, mon mari m’attend dans la salle d’attente. Les mesures sanitaires ont été allégées et il peut m’accompagner chez la gynéco. Entendre le cœur de bébé battre nous rassure. C’est la dernière fois que j’ai vraiment eu peur pour ma grossesse.

Les joies de la grossesse

C’est marrant comment les symptômes de grossesse n’apparaissent qu’à partir du moment où c’est officiel. Genre, t’apprends que t’es enceinte et le lendemain, tu vomis.

Moi qui pensais les éviter… ben, c’est râpé !

Nausées et vomissements seront mon quotidien pendant quatre mois. Et précision pour celles et ceux qui l’ignoraient encore : les nausées matinales, c’est PAS que le matin. Hé non ! Je me lève avec elles, je passe la journée avec elles et je vais me coucher avec elles. Ah ! et parfois, la nuit, elles sont là aussi. Plus de dix ans que j’avais plus vomi. Ca m’avait pas manqué.

Impossible pour moi de boire du lait. Moi qui avais l’habitude de prendre un chocolat après le repas, c’est fini, je le digère plus. Les jus de fruits me restent sur l’estomac, même les jus d’oranges fraîchement pressées. Quant aux fruits, mon mari a beau me dire qu’ils sont mûrs et sucrés, dans ma bouche, ils ont un goût amer. Ils sont immangeables. Les vitamines de grossesse aussi, elles me rendent malades. Le gynéco me conseille de les arrêter. Je l’écoute sans hésiter.

Mon mari est aussi très regardant sur mon alimentation (et pas que !). Crois-moi : Google est pas ton ami. On se renseigne sur tout, les symptômes, l’alimentation. C’est ainsi que, chaque fois que je m’apprête à boire ou manger quelque chose, je vérifie si c’est bon pour bébé ou non. ADIEU les sodas bien sucrés et bonjour l’eau (avec un peu de sirop quand même).

Mais finalement, le gynéco me donne un petit remède miracle contre les nausées (outre le traitement médicamenteux que je dois prendre chaque matin) : le COCA ! Je te le dis : ç’a été la fête du sucre quand on est revenu. D’ailleurs, niveau alimentation, j’ai très vite abandonné les bonnes habitudes pour me rabattre sur le Quick – étrangement, la malbouffe passe très bien dans mon estomac qui la digère en la savourant.

Aux nausées s’ajoute la fatigue intense. En fait, dès l’instant où je suis tombée enceinte, j’ai dit adieu à mon sommeil.

Les premiers mois, je dors énormément. C’est normal, le corps change. Lors de la fameuse phase dite lune de miel (le deuxième trimestre), bébé commence à bouger. Alors je dors pas parce que je veux le sentir bouger et je m’inquiète si je le sens pas remuer un peu. Enfin, lors du dernier trimestre, je dormais plus malgré la fatigue mais je t’explique pourquoi plus bas.

Des enfants capricieux

Evidemment, comme tout futur parent, nous avons dressé et publié une liste de naissance. Assez tard, je l’avoue, mais après ce que nous avions vécu deux ans plus tôt, j’ai voulu rester trèèèès prudente. C’est vers le 5e mois qu’on l’a mise en ligne.

Et clairement, on a vraiment eu l’impression de passer pour des enfants capricieux lorsqu’on republiait notre liste sur nos comptes Facebook respectifs (au début, j’étais pas chaude mais en voyant que d’autres futures mamans le faisaient, je me suis dit : pourquoi pas toi ?).

Certaines personnes se sont senties visées alors qu’il n’y avait pas de raison (et pour cela, je m’en excuse). D’autres, en revanche… Soit. On en parle plus.

Par contre, je tiens à préciser que de nombreuses personnes parmi celles et ceux qui ont acheté quelque sur la liste nous ont agréablement surpris car on ne s’y attendait pas. Je les remercie, elleux (elles et eux mais c’est en inclusif) aussi pour leur geste. Ca nous a grandement touchés.

Avec la fatigue, et parce qu’on ne veut pas prendre de risques, je choisis de rester un maximum à la maison. J’évite les longs trajets. J’évite de marcher trop. Mon mari me préserve énormément. Il refuse que je porte des choses lourdes, que je m’abaisse trop souvent. A l’appartement, il fait tout. Il nettoie, cuisine, change les litières des chats. Il est aux petits soins pour moi.

Malheureusement, certain.e.s ne semblent pas le comprendre. Iels ne semblent pas comprendre qu’on veut rester prudent, qu’on vit dans la peur de perdre notre bébé. Sans doute pensent-iels que nous avons exagéré… Mais nous voulions que tout se passe bien. Voilà.

On saute le pas ?

On décide de se marier avant l’arrivée de bébé. Après treize années ensemble et six années fiancés, fallait bien sauter le pas un jour et la grossesse nous y aura encouragés. On veut faire ça assez tôt donc on opte pour une date dans deux mois.

On part sur un truc simple. Au départ, on se dit qu’on va faire ça à nous deux, sans personne. On décide quand même de désigner chacun deux témoins et puis, finalement, on invite familles (enfin, parents et sœurs respectif.ve.s) et quelques ami.e.s.

On a pas de thème. Clairement, c’est le cadet de nos soucis au début. Ce qui importe, c’est surtout de trouver salle, traiteur et photographe pour un budget peu élevé et disponibles dans deux mois. On a de la chance, on trouve assez rapidement. Mais on reste dans l’incertitude quant à la possibilité de faire quelque chose. Les invité.e.s sont prévenu.e.s : tout est sous réserve. COVID oblige, le nombre d’invités est limité. On bloque la liste à trente personnes. Toute façon, la salle est pas bien grande et on veut faire un truc simple.

Je te raconte toutefois pas l’organisation. Parce que même si c’était un “petit” mariage, il aura fallu gérer le stress de l’organisation et les caprices de certain.e.s qui n’avaient visiblement pas compris que c’était NOTRE mariage (histoire de tenues ou encore de plan de table). Je peux te dire que ce furent les deux mois les plus longs de ma grossesse. Oui, je sais. Le stress, c’est pas bon pour bébé mais vas-y organiser un mariage à deux, en deux mois de temps.

Après, tu me diras, c’était notre choix (et je te rassure, je regrette pas m’être mariée aussi vite) mais referions-nous pareil aujourd’hui ?

La veille, on a eu confirmation du sexe de bébé : c’est un petit garçon. On va, le même jour, décorer la salle avec quelques personnes venues nous aider et on décide d’installer une petite place pour bébé près de nous. Le jour J arrive enfin. Evidemment, le matin, je suis malade. Pas à cause du stress mais parce que les nausées matinales sont toujours présentes. On a pas beaucoup dormi de la nuit et je suis épuisée. D’ailleurs, la maquilleuse me prévient qu’elle ne saura pas faire de miracles pour cacher les cernes qui sont plus que dessinés sous mes yeux (ma tête sur les photos en est une preuve flagrante).

Le jour du mariage se déroule… comme à chaque fois qu’on organise un truc. Je te passe les détails, ce serait trop long à t’expliquer. Pour la faire courte, on a fait simple (certain.e.s ont d’ailleurs peut-être pris ce mot un peut trop au pied de la lettre). Pas de danse (interdit car COVID), un petit buffet, quelques activités animées par les témoins, pas de discours (enfin, sauf trois personnes qui, malgré leur timidité, n’ont pas hésité à se lancer) et une décoration Harry Potter (oui, c’était notre thème) dont une grande partie a été emportée par des invité.e.s qui n’étaient même pas fans !

Tristesse et déception

Au cours de mes neufs mois de grossesse, j’ai été très agréablement surprise du comportement de personnes que je considère, à présent, comme de vraies ami.e.s, auprès desquelles j’ai pu me confier sur mes ressentis par rapport à ma grossesse, avec lesquelles j’ai pu parler librement, sans ressentir de jugement. Ici encore, on s’est demandé si on avait pas été trop exigeants envers nos proches (familles et ami.e.s). Peut-être aurions-nous dû exprimer clairement nos attentes au lieu d’espérer.

Finalement, c’est un mal pour un bien car nous avons pu voir les personnes sur lesquelles nous pouvions compter et puis, les autres.

J’ai même eu droit à une baby shower ! Je n’aurais jamais soupçonné les organisatrices de ce chouette après-midi. Enfin, sauf pour l’initiatrice. En même temps, iels étaient pas discrets, mon mari et elle, à s’envoyer des messages comme ça, en scred. Néanmoins, cela m’a beaucoup touchée de sa part car je ne m’y attendais pas.

Mon mari avait pour mission de me tenir éloignée de l’appartement le temps que les invité.e.s préparent tout. Et je dois dire qu’il a vachement bien réussi son coup. Je suis obligée de te raconter.

Il m’a baratinée pendant des semaines mais il m’avait promis une chasse au trésor dans le centre-ville. J’étais super emballée. J’étais même au taquet. Je voulais arriver au bout. On s’est baladé dans le centre, je résolvais des énigmes, on profitait d’un moment rien qu’à nous. Et puis, il a fini par avouer : c’était pas un collègue à lui qui l’avait organisée, cette chasse. C’était lui, rien que lui. Je n’y ai vu que du feu. Il avait même été jusqu’à me faire croire que l’organisateur avait créé un circuit rien que pour moi ! Est-ce possible de tomber encore plus amoureuse ?

Parce qu’attends, faut que je t’explique : il avait tout prévu, le coquin ! En fait, on recevait les énigmes par SMS et on devait y répondre par le même canal. Du coup, il faisait semblant de recevoir des SMS et d’envoyer mes réponses (oui, parce que le principe était que je devais chercher seule les réponses aux questions). Forcément, il fallait laisser le temps à l’organisateur, mon mari (ça va, tu suis ?) de répondre. Il devait aussi faire traîner les choses parce que parfois, j’étais un peu trop rapide pour trouver les réponses. Il a même été jusqu’à cacher une pièce dans mon sac sans que je le vois, rien que pour le jeu. Et il pas hésité à mêler nos chats à sa combine.

Bon après, je t’avoue, il m’avait parlé d’un resto et je l’ai pas eu. Je suis quand même un peu déçue pour ça…

Ce jour-là, je me suis sentie comblée, aimée.

Bébé est même pas encore là !

Je dis rien pendant ma grossesse. C’aurait servi à rien toute façon. Mais les conseils et recommandations alors que bébé n’est même pas encore né, ça commence à saouler. Alors j’acquiesce mais j’écoute pas. Je pars du principe que, tant que bébé n’est pas là, les remarques ne servent à rien.

J’en aurai entendu des choses pourtant : “Faudra faire attention avec les chats, ne pas les laisser approcher de bébé !” ou “Pour la crèche, ce serait bien de…” ou encore “C’est mieux d’allaiter ou alors au moins tirer ton lait. C’est important.” Etc. Ah ! et y a aussi les fameux : “Tu devrais faire attention à ce que tu manges, à ne pas prendre trop de poids.” “Oh la la ! C’est pas bien la malbouffe pendant la grossesse !”

En vrai, j’ai juste aucune envie de m’énerver parce que je suis déjà à cran avec la grossesse (et puis, aussi, c’est pas dans mon caractère de gueuler). Je sais que les gens veulent bien faire mais… non, en fait. Tais-toi.

A cela s’ajoutent forcément les questions habituellement posées aux futures mamans telles que : “Tu vas l’allaiter ?” “C’est une fille ou un garçon ?” “C’est quoi le prénom ?” “Vous la publiez quand la liste de naissance ?”

D’ailleurs, pour le prénom, dès qu’on s’est mis d’accord sur notre choix, on décide avec mon mari de s’amuser un peu. On publie une liste de prénoms qu’on voulait pour notre petit gars et on donne comme seul indice : le prénom est dans la liste.

C’était bien drôle de voir les pronostics pour le prénom. Evidemment, certain.e.s ont râlé quand on leur a révélé notre choix parce qu’ils avaient pas trouvé. D’autres ont insisté pour avoir le prénom plus tôt – iels ne semblaient pas vouloir comprendre qu’on voulait garder l’info pour nous. Qu’iels soient déjà content.e.s qu’on leur ait communiqué le sexe, non ?

Du coup, pour garder le prénom secret (et aussi parce qu’on sait que l’un de nous est capable de cracher le morceau), on décide de le surnommer BINIOU (je savais pas avant mais j’ai découvert grâce à un jeu de mots croisés qu’il s’agissait d’une cornemuse bretonne). Ainsi, jusqu’au moment où je suis entrée dans le bloc d’accouchement, bébé s’appelait BINIOU.

Une césarienne, c’est un accouchement. Je veux rien savoir.

Je te passe les détails de la date d’accouchement parce qu’avec une césarienne programmée, c’est toujours plus tôt que le terme. Mais mon gynéco avait pas l’air trop chaud de la faire, sauf que, pour raisons médicales, pousser n’aurait pas été une option donc pas trop le choix. C’est une collègue à lui qui va s’en charger pendant ses congés.

J’aurai angoissé jusqu’au dernier moment. En plus, on m’emmène au bloc 8h plus tard que l’heure prévue au départ. Je passe ces heures dans ce qui sera ma chambre pendant les cinq prochains jours. Je stresse et je commence à m’énerver. Ca me gave d’attendre là. Les sages-femmes ont pas trop l’air de s’inquiéter de me voir me balader dans le couloir. Finalement, je vais quand même me renseigner et cinq minutes plus tard, on vient nous chercher. J’ai pas le temps de réfléchir à ce qui nous arrive, ça va trop vite, là.

[TW : césarienne]

Beaucoup pensent qu’une césarienne, c’est pas un accouchement parce qu’on ne pousse pas pour faire sortir le bébé. J’aurais bien envie de rentrer dans les détails de ma césarienne, histoire de t’expliquer exactement comment ça se passe mais tu pourrais ne pas vouloir poursuivre la lecture et la prochaine partie est quand même sympa.

Je te dirai juste que 1) la position pour accoucher est pas confortable (pense au Christ sur la croix pour avoir une idée de quoi je parle) ; 2) tu sens tout ce qui se passe dans ton ventre (fallait que je le dise, désolée, mais moi, on m’avait pas prévenue) ; 3) la guérison prend du temps (même si t’es hors de ton lit le lendemain) ; 4) tu dépends des sages-femmes tant que t’es pas capable de quitter ton lit ; 5) j’ai cru que j’allais mourir sur la table d’opération après qu’on ait emmené mon bébé et son papa.

Voilà.

Y a quand même du positif

Je vois mon corps changer et je fais comme toutes les futures mamans : je passe mon temps à me regarder dans le miroir pour voir si mon ventre a grossi. Je suis contente de pouvoir rentrer dans mes vêtements encore quelques mois même si au cinquième mois, il est temps d’investir dans une taille au-dessus, voire des vêtements de grossesse. Malgré tout, ça ne me dérange pas de prendre un peu de poids. Au contraire, dans mon cas, c’était un peu nécessaire.

J’ai jamais été autant excitée à l’idée d’aller chez le gynéco. Au début, les échographies sont nos seuls moments privilégiés avec bébé. On peut le voir évoluer, écouter son cœur. Je te dis même pas la sensation que ça procure la première fois. Y a une forme d’amour ultra puissante qui s’insinue en toi, un amour inconditionnel pour ce petit être que tu vois changer au fur et à mesure.

Le bonheur, quand le corps change lors d’une grossesse, c’est surtout ce qui se passe à l’intérieur. Bébé commence à bouger, à faire des petits mouvements. Discrets d’abord, ils vont s’accentuer à mesure qu’il grandit. Je les vois sur mon ventre mais mon mari pas. Au début, il ne les sent pas non plus et c’est un moment unique que je partage avec mon petit gars. Quand ses mouvements deviennent plus intenses, je prends plaisir à poser ma main sur mon ventre pour les sentir et lui faire sentir que je suis là.

Les nuits sont plus courtes à mesure que les mois passent. Difficile de trouver une position confortable et quand je suis enfin bien installée, c’est bébé qui me fait sentir qu’il n’est pas bien à coups de pieds mitraillant l’intérieur de mon ventre. Je suis réveillée toutes les nuits à 3h du matin par un hoquet intra-utérin qui dure chaque fois vingt à quarante minutes. Pendant ce temps, impossible de me rendormir et je me réjouis d’avoir pu passer l’entièreté de ma grossesse à travailler à la maison.

Mais tout ça en vaut la peine.

To be continued…

Partie I Partie II

1 réflexion au sujet de “Un second souffle – partie II”

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s