Chroniques littéraires, Livres

La Reine Rouge (Ian Nale)

“Ne regrette pas ton chemin, mais illumine son dénouement pour que nul, jamais, ne t’oublie.”

J’ai lu La Reine Rouge de Ian Nale, un roman autoédité, publié d’abord sur Wattpad. C’est d’ailleurs sur cette plateforme que j’ai commencé à lire l’histoire mais, une chose en entraînant une autre, j’ai abandonné la lecture au profit d’autres (honte à moi).

Bref. J’ai donc voulu reprendre là où je m’étais arrêté (finalement, pas très loin de la fin) et je me suis procuré le roman en papier.


Résumé

[Source : Kobo]

Batagasc et Tolto, deux amis, chasseurs de monstres, se retrouvent embarqués dans un conflit ancestral. Les secrets des deux compères risquent de voler en éclats sous la menace de la Reine Rouge. L’issue est incertaine, mais le sort du monde pourrait dépendre de ces deux amis.


Chronique

Commençons par la couverture. C’est généralement la première chose que je regarde dans un roman (après le titre). Ici, elle est simple, va à l’essentiel, sans artifice. Les couleurs sont sobres, principalement du rouge et du noir, avec le titre écrit en blanc pour bien ressortir. C’est une couverture qui fait son effet.

Idem pour le résumé de quatrième de couverture qui est tout aussi simple. Inutile d’aller dans les détails, on s’imagine très bien ce qui nous attend rien qu’en lisant ces quatre lignes.

Passons à l’histoire elle-même.

Ah, non ! Attendez. D’abord, il faut que je vous parle du glossaire. Car oui, l’auteur a ajouté un glossaire au début du livre.

Ce glossaire, il contient quoi ? Quelques cartes représentant l’univers d’Andar, la chronologie de l’Histoire, quelques chansons inédites et surtout quelques notions d’Andari.

L’Andari, c’est la langue des fées d’Andar. Ainsi, vous pouvez apprendre quelques mots au préalable. L’auteur utilise également certains termes en Andari dans son roman mais ne vous en faites pas si vous n’avez aucune notion car vous pouvez retrouver la traduction de chaque mot ou phrase en bas de page.

L’Andari, tout comme les chansons inédites, rendent l’histoire encore plus fascinante. Tout l’univers est travaillé en amont, des personnages aux créatures qui peuplent le monde. Même si l’auteur ne va pas spécialement en profondeur dans les descriptions, on ne peut que constater tout le travail qu’il y a derrière.

En réalité, cet ouvrage est une véritable encyclopédie, remplie de nombreuses informations sur l’univers et son histoire, ponctuée de deux appendices en bout de livre.

L’histoire de la Reine Rouge représente le fil rouge du roman. Tout ne tourne pas autour d’elle, même si tout s’y rapporte. Ainsi, nos deux protagonistes que sont Tolto et Batagasc (et Salazar, mais je vous dirai pas qui c’est), vivent d’aventures et de chasses aux montres, l’ombre de la Reine Rouge planant au-dessus d’eux.

J’ai beaucoup aimé la relation entre Tolto et Batagasc. Ces deux compagnons vivent d’aventure en aventure, se connaissent depuis longtemps et se font une confiance plus qu’aveugle. C’est une très belle amitié que Batagasc résume d’ailleurs comme suit :

“Je l’aime comme un frère, un fils, un père et une mère. Il est ma famille dans son ensemble.”

Parlons de la plume de l’auteur, à présent.

Son style est poétique et vraiment très agréable à lire. Les caractères du texte sont relativement larges, rendant la lecture plus facile. Cela change des gros livres aux caractères minuscules !

Il y a quelques coquilles dans le texte mais elles sont peu nombreuses et ne gênent pas du tout la lecture. Quant aux descriptions, comme je l’ai mentionné plus haut, elles sont détaillées lorsque nécessaire, comme, par exemple, pour présenter Anchior, le royaume des fées. Elles sont subtiles et précises, mêlant différentes figures de styles.

Pour en revenir aux chansons, le fait de les ajouter au texte casse le rythme de l’histoire mais sans perturber. Bien au contraire, elles sont une sorte de pause dans la lecture, amenant de la légèreté (même si certains textes sont tristes et sombres).

En conclusion : j’ai vraiment aimé cette histoire que j’ai dévoré (comme presqu’à chaque fois). Ce roman est la preuve que de nombreux auteurs et autrices autoédités méritent d’être découverts car s’autoéditer représente un travail de titan. Alors lorsque l’auteur (autrice) fournit un texte de qualité en plus, il faut le souligner !

P.S. : mention spéciale pour la création de l’Andari !

2 réflexions au sujet de “La Reine Rouge (Ian Nale)”

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