Chroniques littéraires, Livres

Les machines ne saignent pas (Jenna Preston-Penley)

“Votre intégration comporte trois stades. Briser. Soumettre. Renaître.”

J’ai lu Les machines ne saignent pas de Jenna Preston-Penley en SP proposé par la maison d’édition Crin de chimère.

Il s’agit d’un roman dystopique Cyberpunk, déconseillé aux moins de 16 ans et appartenant à la collection Cyberia.


Résumé

[Source : Kobo]

Quel objectif commun verrait s’allier un chef insurgé, deux militaires, des jumelles sulfureuses, un catcheur clandestin et un ado accro aux jeux vidéo ? Une nouvelle ère d’héroïsme. Sélectionnés par leurs gènes et par la volonté de géants industriels, ces agents sont les meilleurs parmi les meilleurs. Ils incarnent Autorité et Justice au sein de la Fédération, substitut des États-Unis en constant conflit civil. Un marketing écœurant fait d’eux des figures de force, de courage, d’abnégation, et ne rate jamais une occasion de monnayer leur image. Mais là où la majorité crédule embrasse ces faux-semblants, tous ne sauraient être abusés. Certains voient à travers les filtres de VitaTrend et sa toile de réseaux sociaux ; distinguent de la cruauté derrière des sourires étincelants et des gestes de gentillesse. Agissent-ils vraiment pour la Justice, ou pour eux-mêmes ?Ce monde s’enfonce dans sa crasse et sa folie, gouverné par des officiels véreux et des magnats jaloux. Quand super cesse de s’allier à héros, comment garder la foi ?


Mon avis

Je tiens, avant toute chose, à remercier Crin de chimère Éditions pour sa confiance en m’envoyant ce roman, ainsi qu’à l’autrice pour sa jolie dédicace.

Je tiens aussi à préciser qu’il s’agit de mon premier roman du genre et clairement, le Cyberpunk, c’est pas pour moi. Non pas que je n’ai pas aimé mais je n’ai tout simplement pas accroché à l’univers.

Je risque donc de me montrer plutôt contradictoire.

Commençons par la couverture. Honnêtement, elle est classe. J’aime beaucoup. J’avoue avoir eu du mal, au début, à voir le lien entre le titre, Les machines ne saignent pas, et la couverture.

Le résumé de la quatrième de couverture donne, en revanche, déjà une idée de l’univers dans lequel l’histoire va évoluer, ainsi qu’une vision globale de ce qui nous attend. Au final, en lisant le résumé, on peut facilement s’imaginer le genre de récit que l’on va lire. Sauf que… ce n’est qu’à partir de la deuxième partie que le résumé devient évident.

Dès les premiers chapitres, j’ai eu du mal à rentrer dans la lecture. En effet, ce fut plus laborieux pour moi qu’un roman de fantasy, genre auquel je suis plus habituée. J’ai d’ailleurs trouvé la première partie relativement longue. Entre la mise en place du cadre, l’introduction des personnages, les complots, etc., je me demande, au final, si tout était vraiment nécessaire, si l’on aurait pas pu se passer de certains passages.

J’ai aussi eu du mal avec le texte du récit. J’ai trouvé les phrases fort élaborées, de même que le vocabulaire dont certains mots alourdissaient le texte, rendant la lecture moins fluide. Cela m’a freinée plusieurs fois mais ce n’est qu’un ressenti personnel.

J’ai également remarqué certaines répétitions qui m’ont gênée telles que “Comme…”, “moult” ou encore “rester coi”. Utilisées quelques fois, ça va mais trop souvent, cela m’a perturbée. Il y aussi les termes plus précis qui ne sont pas expliqués (tactinote, ComLink, …) mais dont la signification peut être devinée grâce au contexte. C’est dommage car les descriptions sont précises, si bien que j’ai pu visualiser de nombreux lieux au cours de ma lecture. Preuve que l’univers a été travaillé en amont.

Les chapitres ne sont pas longs, au contraire, parfois séparés par l’illustration d’un personnage. C’est ainsi que je me suis rendu compte que j’étais à côté de la plaque pour certains d’entre eux.

Les personnages, parlons-en d’ailleurs. On ressent leurs émotions et douleurs (et on peut dire que certains ont bien morflé) au fil de la lecture. Malgré la lourdeur du récit, les dialogues sont adaptés à chaque personnage qui s’exprime, les rendant plus réels. Les scènes d’actions n’en manquent pas mais j’aurais aimé que certains passages soient plus élaborés et d’autres, moins.

Bref, un avis mitigé pour cette dystopie Cyberpunk. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé mais je ne pense pas relire un roman du genre de sitôt. Ce fut, malgré tout, une découverte que je ne regrette pas.

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